|
|
Dans une discussion autour d'une table, les avis sur la santé commencent à diverger. Au bout d'un moment, chacun affirme sa vérité. En prenant un peu de recul, force est de constater que ces opinions peuvent toutes être retenues. Chacune a de la valeur, en tout cas pour la personne qui l'a exprimée puisque le résultat semble avoir été une amélioration de sa santé ou de son bien-être. Cela dénote une fois de plus une variété des comportements propre à notre humanité. Qui va se soigner avec l'alimentation, qui avec des pratiques à caractère philosophique ou religieux, qui avec l'aide d'un professionnel de santé. Lequel d'entre ces individus passionnés par la démarche dont ils font état pourrait s'ériger en juge et dire à son voisin qu'il a tort ou raison ?
La santé s'oublie facilement aussi longtemps qu'on en jouit. Elle revient sur le devant de nos préoccupations dès qu'elle se dégrade. Une chose apparaît évidente, aucune recette ne peut convenir à tous. Une multitude d'exemples montrent qu'une part d'individualisme entre dans la prévention mais aussi dans la cure. D'ailleurs tous les spécialistes reconnaissent qu'une maladie considérée comme identique aura des effets différents sur deux patients.
La conclusion qui s'impose réside dans l'information. Une diffusion aussi large que possible des études, des recherches, des échanges d'expériences peut amener chaque personne à se forger une opinion pour, ensuite, la confronter à la réalité de son usage au quotidien. N'hésitez donc pas à élargir vos lectures, à puiser partout où c'est possible les informations vous donnant la matière dans laquelle forger votre propre conviction.tes d'une prise en charge personnelle consciente et active, nous entrons dans la catégorie des activistes! Ce journal l'assume, très modestement, pour un individu les ennuis commencent... Bonne route sur le chemin de la prise de conscience et de la responsabilité.
Gilbert Egger
Rédacteur en chef
|
|